Attention, la dette déborde

Il va falloir trouver des recettes de production par une exportation massive. Il
faudra prendre les solutions qui s’imposent pour être compétitifs dans une
mondialisation qui s’accroît un peu plus tous les jours.
Il va falloir produire tout ce qui est innovant. Il va falloir donner aux travailleurs
la possibilité d’être plus productifs, par une meilleure santé. Pour se faire, il
faut créer ce qui n’existe pas encore.
Nous venons de perdre la création d’une usine de semi-conducteurs faute
d’avoir été compétitifs. Les investisseurs proposent et s’en vont en courant
devant la gabegie d’un système social qui rend notre production non-
compétitive.
Il est aberrant de voir qu’en France une multitude de matériels n’est plus
construite et qu’il faut les acheter sur le marché mondial qui n’est pas soumis à
notre système social.
La France est la reine en la matière : pour construire le matériel qui est
nécessaire pour appliquer mes découvertes, il a fallu que je m’adresse à des
pays qui ne font pas partie de l’Europe. Non seulement, il y a un problème de
coût mais il n’y en a même plus.
Il est difficile, pour tout un chacun, de trouver en France les éléments matériels
constitutifs d’une découverte. Bien sûr, on trouve toujours en France les
bureaux des sociétés étrangères mais le produit sera fabriqué à l’étranger. Il
suffit de regarder nos importations en provenance de Chine ; que ce soit pour
l’électroménager, que ce soit pour les jouets, on importe de Chine.
Mais on importe aussi des États-Unis, aussi étonnant que cela paraisse. Et pour
quoi ? Parce qu’aux États-Unis, il n’y a ni congés payés, ni services sociaux, qui
pèsent sur leurs productions.
Nous produisons des avions super sophistiqués et nous avons bien du mal à les
vendre, compte tenu de leur prix.
On achète du bœuf d’Argentine et pourquoi, dans une terre aussi fertile que la
France, ne pourrait-on pas être compétitif ?

Pompes funèbres – n°01 – 21122022 – Parution le 31 décembre 2022
En résumé, nos importations ont flambé et rien ne laisse supposer qu’il n’en
sera pas de même demain.
France réveille-toi. Notre dette, aujourd’hui, s’élève à 100 000 euros par
Français. Elle a triplé en moins de 50 ans. En a-t-on cherché les causes ? Non,
on a choisi la solution de facilité, mais viendra le jour où il n’y aura plus de
travail en France. Il faudra vivre en autarcie.
Le peuple de France est courageux mais ceux qui la dirigent ne sont pas à la
hauteur ; ils ont peur de tout et surtout de ne pas être réélus…

Nous avons la chance de produire et …
Nous avons la chance de pouvoir produire mais à quel prix ?
Il n’y a pas de frein à la production, que ce soit de l’armement ou des
munitions, mais nous sommes obligés de les donner et non de les vendre parce
qu’ils ne trouveraient pas acheteur ! D’autre part, le meilleur fournisseur de
l’Ukraine, c’est la Russie qui abandonne chars et munitions sur le terrain de
combat !
Depuis février de cette année 2022, nous savons que nous aurons besoin
d’armement et de munitions pour l’Ukraine mais aussi pour nous-mêmes. Mais
qu’a-t-on fait ? Comme d’habitude, on est resté dans la demi-mesure. Et nos
grands généraux viennent nous apprendre que la France possède à peine trois
à quatre mois de réserve en cas de guerre. Ou c’est un mensonge, ou c’est de la
folie.
Oui, nous avons la chance de pouvoir produire mais nous voilà bloqué par une
dette qui n’en finit pas.
Bien sûr que nous avons du matériel sophistiqué, bien sûr que nous avons des
satellites, bien sûr que nous participons à la conquête de l’espace mais qu’a-t-
on fait pour ce qui est du petit matériel que consomme les Français ? Ils
proviennent de Chine.

Le sophistiqué coûte très cher à l’État car il ne peut être vendu, faute de
compétitivité ; je dirai même qu’il n’est pas payé car les avions que nous
vendons aux pays africains ne seront jamais payés…
Autrement dit, on fabrique ce qui ne rapporte pas et on achète à l’étranger ce
qui pourrait rapporter. Et nous revenons toujours à la même cause : le désastre
de notre social. Il faut arrêter de le faire financer par le travail.
Oui, nous avons la chance de pouvoir produire mais le financement du social a
détruit toute possibilité de production.
Il nous reste la beauté de la France que l’on détruira bientôt avec des
installations énergétiques absurdes. Et l’on arrivera un jour à ce qu’il n’y ait
plus de touristes… que nous restera-t-il pour remplir les caisses de l’État ?

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