Mon combat pour la liberté funéraire dans l’intérêt des familles

Le temps fait parfois oublier d’où l’on vient. Il en va de même dans le domaine funéraire où ce qui est acquis aujourd’hui semble avoir été perpétuellement vérité. Pourtant, c’est un combat qu’il a fallu mener pour libérer l’activité funéraire. Aujourd’hui, rien n’est totalement acquis.

Quelle était la situation dans le secteur funéraire en 1981 :

  • 60% des convois funéraires étaient réalisés par une seule entreprise de pompes funèbres qui en avait le monopole.
  • 20% étaient réalisés par les régies municipales qui en avaient le monopole.
  • 20% étaient réalisés par de petites entreprises qui, en raison du monopole, devaient acheter le cercueil à l’entreprise monopolistique ainsi que les services de portage manuel et automobile, c’est-à-dire le corbillard.

Autant dire qu’il était impossible à ces petites entreprises de pratiquer des prix compétitifs.

Le funéraire doit être un moment de vie

Pourquoi moi, Michel Leclerc, un petit ingénieur, est-il venu sur ce marché si troublé des pompes funèbres ? Pour innover, certes, pour créer de nouveaux services et de nouvelles techniques, avec la ferme intention de réduire les coûts.

Mais là n’était pas l’essentiel. Il fallait avant tout redonner aux Français cette liberté qu’on leur avait confisquée. La liberté de choisir l’entreprise e leur choix pour effectuer le dernier voyage de leurs êtres chers.

Ce n’est qu’après 1 650 procès, tous à charge contre moi et contre ce que je représentais, qu’enfin pouvait être redonnée cette liberté.

Les assaillants ont été nombreux. Ils se sont tous réunis pour me combattre : l’Etat, les monopoles, les régies. Ils étaient bien tous au rendez-vous pour défendre leurs intérêts au détriment de celui des simples familles.

J’en aurai entendu de toutes les couleurs. J’aurai vu des situations invraisemblables : des blocages de cimetière, des blocages de funérarium, pendant que je préparais ma défense auprès des tribunaux qui, je dois le reconnaître, ont toujours été à mes côtés.

Ce fut long, très long, ce fut des nuits et des nuits sans savoir si, le lendemain, j’allais encore exister pour poursuivre mon combat de liberté dans l’intérêt des familles.

J’ai eu la chance d’avoir de très bons avocats qui ont cru en moi-même, même s’ils avaient parfois avec de grands doutes. Il fallait bien souvent remonter le moral tant l’action des monopoles était puissante y compris la pression faite sur mes avocats.

Les menaces étaient énormes comme cela avait été pour casser le monopole des carburants.

Bien souvent les services de l’Etat ont dû assurer ma protection alors que c’est l’Etat lui-même qui était coupable de laisser une telle situation.

Il m’a fallu 10 ans pour redonner cette liberté aux Français et pour prouver que cela était possible, j’avais mis en route de nombreuses entreprises de pompes funèbres concessionnaires d’enseigne.

Force est de constater que tout ce combat a provoqué un intérêt certain auprès des médias et aussi auprès des Français créant ainsi une notoriété en matière de pompes funèbres.

Ce long combat était un combat pour la liberté mais j’ai dû, pendant cette période, constater que nous utilisions encore des méthodes dont on aurait alors pu fêter le centenaire. C’est pourquoi j’ai mis en place des supermarchés funéraires.

Vers un nouveau combat

Aujourd’hui, il s’agit de préparer la crémation de demain. On parlera alors de sublimation. Les familles n’auront plus à attendre 2 heures pour récupérer les cendres de leur défunt mais seulement 20 minutes.

Mon objectif est de transformer cette séquence mortifère en séquence de vie. Qu’il s’agisse des mots, des actions à mener, des techniques utilisées, le vocable « mort » n’a pas lieu d’apparaître.

Je dois constater qu’aujourd’hui, même ceux qui me combattaient hier commencent à utiliser ces nouvelles techniques.

Toutefois, comme toujours en matière de finance et en matière de spéculation, les moyens utilisés par certains s’approchent d’un nouveau monopole. Le combat pour cette liberté sera toujours à mener pour cette liberté.

En relançant une nouvelle chaîne sous l’enseigne Sublimatorium Florian Leclerc, nous allons faire de nouveau barrage à ce risque de monopole.

Au cours des semaines et des mois qui viennent, je continuerai à garder le contact avec vous grâce à ce site internet via des messages que je diffuserai toutes les semaines, voire plus régulièrement.

Nous verrons ensemble tout ce qui peut être fait pour réduire les coûts mais aussi tout ce qui pourra être imposé pour défendre ardemment la liberté funéraire.

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